Football

Laëtitia Tonazzi : « Jean-Michel Aulas, on peut dire ce qu’on veut sur lui, mais il est toujours présent pour ses équipes »

Ancienne internationale tricolore passée par Juvisy, Lyon et Montpellier, Laëtitia Tonazzi vient de se lancer dans une toute nouvelle carrière : l’immobilier. Elle nous présente son activité et revient sur quelques faits marquants de sa carrière de footballeuse.

Courant juin, vous avez annoncé sur les réseaux sociaux que vous vous lanciez dans l’immobilier. Pourquoi cette reconversion dans un domaine si éloigné du sport ?

L’immobilier, c’est un secteur qui m’a toujours plu. Mais comme j’étais dans le sport, je n’avais jamais vraiment envisagé de me lancer pour autant. Récemment, j’ai profité du confinement pour faire du développement personnel, pour voir dans quoi je pourrais être douée. Et il s’est avéré que l’immobilier est ressorti. Et comme ça m’intéressait depuis pas mal d’années, ça correspondait bien. D’autant que je me posais beaucoup de questions sur mon avenir professionnel.

Jusqu’à présent, j’avais un diplôme de coach sportif et comme les salles de sports étaient fermées, je me demandais « Est-ce que je vais trouver un poste dans ce milieu-là ? ». Avec la conjoncture actuelle, c’était très compliqué de l’envisager.Je me suis donc lancée dans l’immobilier, mais je n’oublie pas pour autant le football. En parallèle, je poursuis mes certifications pour obtenir mon brevet d’entraîneur. La porte n’est donc pas fermée. Même si pour l’instant, je me consacre à 100% à mon nouveau travail. Mais pourquoi pas faire les deux en même temps un jour ?

Votre formation a été très rapide pour devenir conseillère immobilière…

Oui, j’ai été formée grâce à des sessions d’e-learning et à ma marraine. Et dans mon entreprise, on est très entourés et on a des formations régulièrement pour en apprendre tous les jours. C’est comme ça que j’ai pu devenir conseillère immobilière dans le secteur d’Athis-Mons, en région parisienne.

Cela fait deux ans que vous êtes retirée des terrains. Est-ce que cela vous manque un peu parfois ?

Non, ça va, je suis passée à autre chose. Après, bien sûr, je fais toujours du sport pour me maintenir en forme. Et sans pour autant que ça me manque, il arrive parfois que j’aie envie de jouer. Mais en même temps, je repense à toutes les contraintes, les préparations physiques, le fait de devoir courir sans arrêt … Quand je vois les joueuses qui font des préparations, ça ne me manque pas du tout (rires). 

Surtout en ce moment… Avec le confinement, les filles ont été arrêtées longtemps, je ne sais même pas comment elles ont l’envie de reprendre comme ça, du jour au lendemain. C’est un peu comme revenir d’une longue blessure. Et ça ne doit pas être simple non plus pour les préparateurs physiques ou les coachs de gérer tout un groupe après un si long arrêt.

Quand vous repensez à votre carrière, est-ce qu’il y des moments ou des matchs qui vous viennent tout de suite à l’esprit ?

Forcément mon expérience à l’OL a été très marquante. J’ai été professionnelle très tard, mais j’ai eu cette chance de pouvoir jouer à Lyon. C’est une équipe à part, qui est vraiment au-dessus. Jean-Michel Aulas, on peut dire ce qu’on veut sur lui, mais il est toujours présent pour ses équipes. Il était là à tous les matchs. Il fait énormément d’efforts et il s’investit beaucoup auprès de son équipe féminine. C’est un bon président. 

Et est-ce qu’il y a une coéquipière qui vous a particulièrement marquée durant votre carrière ?

Oui ! Sonia Bompastor. C’était une excellente capitaine, une fille qui ne montrait jamais quand ça n’allait pas, elle était très forte sur le terrain et elle arrivait à mener tout un groupe, même dans les moments difficiles. Et c’était évidemment une super joueuse. Elle m’a toujours impressionnée par sa régularité. D’ailleurs, je jouais à Lyon quand elle a arrêté et ce n’était plus pareil après son retrait des terrains. On dit souvent « nul n’est irremplaçable ». Mais pour moi, ça a été dur ne plus l’avoir dans l’équipe. Même si bien sûr, il y a eu ensuite de super joueuses comme Amel Majri qui était jeune et qui est une joueuse très forte. Sonia Bompastor restera toujours un exemple de professionnalisme et de rigueur.

Et dans le football féminin actuel, il y a une joueuse qui vous impressionne ?

J’aime beaucoup Marie-Antoinette Katoto, je la trouve très complète. Elle a tout pour elle. Après c’est dans la tête ; c’est le mental, qui fait 60-70% des performances. Il faut la mettre en confiance et elle a tout pour réussir. Si elle est en confiance et qu’elle intègre bien le collectif de l’équipe de France, elle pourrait faire briller l’équipe dans les années à venir.


Photo à la Une : (@MHSC)

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