HandballHandball : Ligue Butagaz Énergie

Bilan – LBE : Besançon, une saison faite de hauts et de bas

Chaque semaine, Le Sport Au Féminin revient sur la saison d’un club de l’élite du handball tricolore. Zoom ce samedi sur l’exercice 2019-2020 de Besançon qui a terminé septième.

Quatrième à la fin de la saison régulière il y a un an, l’ESBF était septième en mars dernier lors de son dernier match disputé (et perdu) sur le terrain de Fleury. Si les joueuses de Raphaêlle Tervel reculent de trois places entre les deux exercices, elles n’ont pu terminer une saison particulière en raison de l’épidémie de coronavirus. Mais cela n’explique pas tout pour un collectif qui a perdu trop de points en route. Retour sur l’acte 2019-2020 des Bisontines.

Une saison en dents de scie

Avec seulement deux victoires lors des sept premières journées obtenues face à Nice fin août (24-21) et Bourg-de-Péage (26-20), Besançon a très mal démarré la saison de LBE avec notamment des défaites contre Chambray et Dijon ainsi que face aux gros de ce championnat (Brest, Metz et Nantes). Mal parties, les coéquipières de Marine Dupuis se sont très vite ressaisies pour enchaîner un nul face à Fleury puis cinq victoires au Paris 92, face à Mérignac, sur le terrain de Toulon et lors du début de la phase retour contre Chambray et à Nice.

Invaincues lors de sept matchs consécutifs – ce qui est une énorme performance – les Bisontines ont même fait match nul face aux Brestoises lors d’un match assez exceptionnel (26-26). Mais Bourg-de-Péage a ensuite fait tomber Besançon au terme d’une rencontre étriquée (24-25). Si l’ESBF a refait un nul contre Nantes puis battu Dijon, il s’est ensuite incliné contre Metz et à Fleury. Une preuve d’une certaine irrégularité malgré cette très belle série sans défaite réussit en plein milieu de cet exercice. Les trois dernières journées de la saison auraient du permettre aux coéquipières de Pauline Robert de prendre des points et ainsi faire mieux que leur septième place.

Marine Dupuis, meilleure buteuse sur penalty

Ses buts ont sauvé Besançon à de mtulitples reprises. Décisives notamment lors du nul face à Brest, Marine Dupuis n’était pourtant pas la joueuse la plus utilisée par sa coach. Bien au contraire. Après cet exercice particulier, elle a réussi à terminer meilleure marqueuse du Championnat de France sur penalty. Auteure de 74 buts sur jet de sept mètres – sur les 87 qu’elle a tiré – la demi-centre tricolore devance dans ce domaine Stine Svangaard (45 buts), Ana Gros (36) et Alexandra Lacrabère (34). Elle a tout simplement marqué 85% des penalties qu’elle a tenté. Un rendement assez rare, surtout pour une joueuse qui entrait sur le terrain principalement pour son exercice favori. En manque de temps de jeu malgré ses très belles fiches de statistiques, Marine Dupuis a décidé de quitter son club de toujours et de rejoindre Toulon. Pour ne plus être seulement une tireuse de penalty !

Trois joueuses emblématiques s’en vont… quatre recrues annoncées

Comme toutes les écuries de l’élite, Besançon s’est très rapidement tourné vers la saison prochaine après cet exercice tronqué. Si le départ de Marine Dupuis reste un coup dur pour le club bisontin, quatre nouvelles joueuses ont déjà signé avec le dernier septième de Ligue Butagaz Énergie. Il s’agit des jeunes Florence Bonnet (20 ans), ancienne gardienne de l’ASUL Vaux en Velin, Kiara Tshimanga (17 ans) qui évolue au poste d’ailière gauche, Mathilde Roy (18 ans), ailière et arrière droite qui faisait partie du centre de formation de l’ESBF et de l’international polonaise Aneta Labuda. Cette dernière, âgée de 25 ans évoquait dès son arrivée en Franche-Comté son plaisir d’avoir signé en France : « C’est ma première expérience à l’étranger, et je suis impatiente de commencer et de voir comment je vais jouer à l’étranger (…) l’ambiance ici est fantastique, c’était une très bonne proposition du club pour moi. »

Du côté des départs, Alice Lévêque, capitaine de l’équipe, a annoncé sa retraite sportive tandis qu’Amanda Kolczynski, en fin de contrat après dix années passées au club, a décidé de ne pas prolonger. L’ambition de l’ESBF la saison prochaine sera de faire mieux afin de se qualifier à la fin de l’exercice 2020-2021 pour la Coupe d’Europe. Une compétition qui ne leur a guère réussi cette année.


Photo à la Une : (@ESBF)

Timothée de Fraguier

Passionné de sport féminin depuis ses débuts dans le journalisme, Timothée de Fraguier a décidé de rejoindre l'équipe du Sport Au Féminin en septembre 2019. Aujourd'hui rédacteur pour notre site internet, il apprécie la mise en avant des résultats sportifs féminins.

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