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Les femmes transgenres, à l’origine de problèmes de sécurité, pourraient être interdites de jouer au rugby

À la suite de récentes recherches, World Rugby envisage d’interdire la pratique du rugby féminin aux femmes transgenres, considérées comme possiblement « dangereuses ».

Selon The Guardian, World Rugby s’est penché de très près sur le dossier épineux des femmes transgenres au sein des catégories féminines. Un sujet qui fait débat, dans le rugby donc, mais dans le sport en général. Par conséquent, les femmes transgenres ont-elles oui ou non le droit de pratiquer le rugby avec d’autres femmes, si elle ont suivi ou non un traitement réduisant le taux de testostérone ? Pour le moment oui, mais World Rugby a lancé des recherches qui pourraient amener à une modification des règles actuelles.

Le risque. Principal argument qui ressort de cette étude. Selon World Rugby, il y a « 20 à 30 % de risques en plus » de blessure lorsqu’une joueuse est plaquée par une femme transgenre, qui a donc traversé la puberté masculine. Dans ces cas-là, la prise d’un traitement n’y change rien, le risque est toujours présent. Les femmes transgenres conservent des caractéristiques masculines et donc, des avantages physiques « importants » par rapport aux femmes biologiques. Là-encore, le traitement ne change rien, « seulement de petites réductions de force et aucune perte de masses osseuse ou de volume musculaire après suppression de la testostérone ».

Par conséquent, World Rugby suggère que les règles actuelles, permettant aux femmes transgenres de pratiquer avec d’autres femmes, ne sont « pas adaptées à l’objectif visé ». L’institution envisage ainsi d’interdire aux femmes transgenre de jouer au rugby féminin. Cela fait d’elle la première fédération sportive internationale à s’engager dans cette voie et ce, malgré l’accueil négatif qu’ont reçu les propositions de la part des groupes de défense des droits des personnes trans. Si la décision est actée, World Rugby se sera basé sur les aspects scientifiques du débat et non pas sur les aspects plus personnels et psychiques.


Photo à la Une : (©Alexia Cerenys, première joueuse transgenre a évolué en première division)

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