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Bilan – D1 Arkema : Le MHSC au pied du podium, une finalité décevante

Depuis le lundi 1er juin et jusqu’à la fin du mois d’août, Le Sport au Féminin revient sur la saison de D1 Arkema. Zoom pour ce neuvième volet sur le quatrième du dernier exercice, le Montpellier Hérault.

Impossible de dire ce qu’il se serait passé si la saison 2019/20 avait été à son terme. Prématurément interrompue, la D1 Arkema a donc condamné le Montpellier Hérault SC à rester au pied du podium. Une quatrième place qui reflète les erreurs commises au cours d’une saison loin des ambitions des dirigeants. Depuis l’exercice 2015/16, le MHSC oscille entre la deuxième et la troisième place et vient de chuter à nouveau au profit des Girondines de Bordeaux. Évidemment, tout n’est pas à jeter, mais le sentiment général reste la déception. Retour sur la saison des Montpelliéraines.

Renouvellement et irrégularité

Pour sa première saison à la tête de l’équipe féminine de Montpellier, Frédéric Mendy a dû manoeuvrer avec un groupe renouvelé, des systèmes nouveaux, mais aussi des automatismes et de l’expérience en moins. Malgré cela, la première partie de saison du MHSC est, à première vue, globalement satisfaisante. Malheureusement, quelques résultats décevants viennent trahir une fébrilité née d’un manque de constance. Dès la troisième journée et après deux victoires de deux buts d’écarts, les Montpelliéraines s’inclinent face à un concurrent direct dans la lutte pour le podium. Bordeaux s’impose 1 à 0 et inflige à son rival une défaite qui marque les esprits. Pourtant, la réaction est présente. Le club héraultais en passe six à Dijon avant de retomber dans ses travers. Face à Soyaux, club moins ambitieux, Montpellier bute et concède son premier match nul de la saison. Une tendance irrégulière qui va se répéter au cours des seize journées du championnat. Preuve sans doute d’une ambition grandissante et de progrès encourageants, qui n’auront pas suffi cette saison.

En difficultés face aux cadors, mais aussi face à ses concurrents directs

Ce bilan mitigé s’explique en partie en revenant sur les rencontres loupées par les Pailladines. Outre les larges défaites encaissées face à l’Olympique Lyonnais, sur les scores de 3 à 0 à domicile et 5 à 0 à Lyon, le MHSC a également buté contre des concurrents directs, qui luttent pour le podium.

Malgré une performance méritoire lors de la onzième journée, les Montpelliéraines n’ont pu accrocher que le nul (1-1) sur la pelouse du Paris Saint-Germain. Jusque là, rien de grave. Sauf qu’avant cette rencontre, le MHSC avait déjà été défait sur la pelouse de Bordeaux (1-0) et sortait tout juste d’un match nul (1-1) face à Guingamp. Suite à cela, le groupe de Frédéric Mendy s’est de nouveau incliné, face au Paris FC cette fois, sur le score de 2 à 1. Le podium s’éloigne inexorablement. Sans compter la sortie de piste face à Soyaux (1-1), le club héraultais peut quand même compter sur des victoires face aux clubs de seconde partie de tableau pour se maintenir au pied du podium, sans pouvoir rattraper les Bordelaises.

Une attaque performante en recherche de constance

Comment évoquer la saison du MHSC sans parler des énormes cartons que le club a infligé à ses adversaires ? Du moins, à ses adversaires dont le niveau est sensiblement inférieur. Avec Lena Petermann, meilleure marqueuse du club, qui en plante neuf et Valérie Gauvin qui en inscrit huit, l’attaque du MHSC ne pouvait que performer. Sans oublier Clarisse Le Bihan, Marie-Charlotte Léger ou encore Sarah Puntigam, qui ont également apporté leur pierre à l’édifice. Dans un nouveau système de jeu, cette attaque s’est aussi éteinte par moment, dans les matchs plus intenses. Au total, Montpellier a inscrit 39 buts en 16 rencontres, pointant à la troisième place des meilleures attaques. Pour contrebalancer cela, le club en a encaissé 18, soit la quatrième meilleure défense.

Un bilan mitigé

Une saison interrompue, qui n’a pas pu aller à son terme certes, mais qui reste loin des standards du club ces dernières années. Avec une fin de calendrier compliquée (Bordeaux, Guingamp et le PSG notamment), le podium aurait été difficilement rattrapable. Au final, le MHSC termine à sept points du podium. Un résultat qui ne satisfait pas les attentes des dirigeants. C’est pourquoi, pour reproduire une saison à plus de 50 points comme c’était le cas avant 2018, le club a pris la décision de fortement se renforcer durant l’intersaison. Une décision nécessaire au vu du bilan du dernier exercice, mais aussi au vu des départs parmi lesquels celui de Sakina Karchaoui. L’une des toutes meilleures joueuses du club a décidé de passer un cap en s’engageant avec l’Olympique Lyonnais. Valérie Gauvin s’est de son côté engagée avec Everton.

Entre jeunesse et expérience, le MHSC s’est renforcé à tous les niveaux et se prépare pour la saison 2020/21 dans l’optique de toujours se rapprocher du niveau des mastodontes du Championnat de France. Pour cela, la régularité va devoir être au rendez-vous, tout en continuant de dominer lors des matchs dont l’enjeu est moindre.


Photo à la Une : (©MHSC)

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