FootballFootball : Championnats étrangers

Furtuna Velaj : « J’ai tiré quelque chose de chaque pays dans lequel j’ai vécu »

Du Kosovo aux États-Unis, en passant par la Scandinavie, Furtuna Velaj a connu des épreuves compliquées à surmonter mais aussi des expériences riches. L’internationale albanaise veut s’en servir pour faire changer les mentalités. Portrait.

Contrainte de fuir son pays à l’âge de sept à cause du conflit qui sévit entre le Kosovo et la Serbie, Furtuna Velaj émigrée avec sa famille aux États-Unis, un pays qui a su les accueillir à bras ouverts. L’internationale albanaise de 30 ans s’est confiée au site officiel de la FIF, sur sa reconstruction, sans pour autant oublier sa culture et ses racines. Un devoir de mémoire orchestré par ses parents notamment : « Nous sommes très fiers de notre culture. Mes parents ont toujours voulu s’assurer que nous n’oubliions jamais d’où nous venions. J’étais jeune, mais j’ai de nombreux souvenirs des lieux où j’ai grandi ». Elle est néanmoins consciente que son pays ne lui aurait sans doute pas permis de jouer au football et de persévérer dans le sport. Les États-Unis lui ont ouvert des portes aussi bien au niveau des études que du sport de haut niveau. Des expériences dont Furtuna Velaj garde toujours le meilleur.

À chaque pays, un apprentissage

États-Unis, Islande, Canada, Finlande, Norvège et Allemagne : Furtuna Velaj connaît une carrière riche, débutée au Connecticut FC et qu’elle poursuit actuellement au Bridgeport United, une équipe masculine qu’elle a rejoint faute d’équipe féminine autour de chez elle.

« J’ai retiré quelque chose de chaque pays dans lequel j’ai vécu ». Aux États-Unis, elle dit avoir appris à travailler dur, se donner à fond et ne jamais renoncer. Idem au Canada même si leur mentalité footballistique est différente, plus orientée sur ce qui se fait en Europe. Mais les pays scandinaves sont ceux qui l’ont davantage marqué : « La Norvège est le pays qui a eu la plus grande influence sur moi. J’y ai appris à manger sainement et à vivre comme une footballeuse professionnelle. En Finlande, j’ai appris à me détendre et en Norvège à élever ma condition physique ». Mais c’est tout de même en Allemagne qu’elle a le plus progressé, tactiquement et techniquement : « Les Allemandes courent moins qu’aux États-Unis, mais elles comprennent mieux le jeu et savent comment être au bon endroit au bon moment. Il est plus difficile pour moi de jouer contre les Allemandes que contre les Américaines ».

Un expérience qu’elle veut transmettre

Furtuna Velaj se sert de ses expériences enrichissantes pour aider ses coéquipières. La native de Peje au Kosovo a fait ses débuts en sélection d’Albanie en 2011. Ses compatriotes étant principalement originaires du Kosovo, avec des racines albanaises. Une mentalité différente de celle des Américaines. Moins agressives et moins dévouées, elles ont su emmagasiner ce qu’a pu leur transmettre Furtuna Velaj : ne jamais baisser les bras et tout donner.

Mais, encore une fois, les Scandinaves sont l’exemple ultime selon elle : « Les nations scandinaves représentent pour moi les meilleurs exemples à suivre pour un pays comme l’Albanie. Regardez ce que l’Islande a accompli. Un pays de 300 000 habitants qui se qualifie pour la Coupe du Monde. Nous comptons plus de deux millions d’habitants, sans oublier les joueuses qui vivent à l’étranger. Nous avons donc un grand réservoir de joueuses. Ce n’est qu’une question de mentalité ».

Transmettre et faire évoluer ces mentalités est l’un des principaux objectifs de Furtuna Velaj, qui peut compter sur son expérience débordante pour encourager ses compatriote à toujours faire mieux.


Photo à la Une : (©FIFA)

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer