FootballFootball : UEFA Women's Champions League

UWCL : Pour Olivier Echouafni, « Il faut le VAR chez les féminines »

Depuis quelques temps l’assistance vidéo a fait son apparition au sein de la Ligue des Champions masculine. Chez les féminines, le VAR se fait encore attendre. Certains acteurs militent pour son installation en UWCL.

Alors que ce mardi démarrent les demi-finales de la Ligue des Champions, l’assistance vidéo aurait été plus qu’utile lors des derniers quarts de finale. En effet, les derniers matchs ont été marqués par plusieurs erreurs arbitrales manifestes qui auraient pu, pour certaines, changer le cours de la rencontre. Alors qu’il était en place pour le final 8 masculin à Lisbonne, le VAR n’a toujours pas été installé chez les féminines. L’UEFA justifie cette « inégalité » par un manque de moyen. L’erreur d’arbitrage la plus flagrante a sûrement été le but égalisateur de Beth Mead contre le PSG. L’internationale anglaise était clairement en position de hors-jeu lors de sa frappe. Le but aurait logiquement dû être refusé, ce qui n’a pas été le cas.

Heureusement pour les Parisiennes ce but n’aura eu aucune conséquence puisque les joueuses d’Olivier Echouafni ont réussi à se qualifier deux buts à un. Après la rencontre, le coach parisien s’est exprimé en faveur de l’assistance vidéo afin d’éviter que ce genre d’erreur n’arrive de nouveau : « On a revu les images, elle est hors jeu d’un mètre. Ça prouve qu’il faut le VAR chez les féminines, si ça se fait chez les garçons, ça doit se faire chez les filles ».

Un sentiment d’inégalité

L’autre quart de finaliste français, l’Olympique Lyonnais, a également subi une erreur d’arbitrage assez flagrante. Sur le premier but lyonnais, la gardienne du Bayern Munich vient percuter de plein fouet la buteuse Nikita Parris. Même si le geste est involontaire, l’image est extrêmement violente. Pourtant, Laura Benkarth sera sanctionnée seulement d’un carton jaune, ce qui n’a pas manqué d’énerver le coach lyonnais. Si le VAR avait été là, la gardienne munichoise aurait très certainement été exclue.

Mais, c’est le quart de finale entre le FC Barcelone et l’Atletico Madrid qui avait lancé les hostilités. L’arbitre française Stéphanie Frappart, pourtant considérée comme une des meilleures au monde, n’a pas pu siffler deux mains de la défense madrilène dans la surface. Encore une fois si le VAR avait été présent, au moins un penalty aurait été sifflé. Après le match, le quotidien Mundo Deportivo a publié dans ses colonnes un édito sur ce sujet. Le titre donne le ton immédiatement : « Le VAR a un sexe ». L’édito, cinglant, vise en premier lieu l’UEFA qui est accusée de ne rien faire pour le football féminin. Pour Mundo Deportivo, il s’agit clairement d’un « manque de respect » étant donné qu’en championnat d’Espagne, l’assistance vidéo est utilisée.

Ce qui est certain, c’est que l’installation du VAR va certainement occasionner un débat enflammé dans les prochains mois. En espérant que cela fera bouger les choses.


Photo à la Une : (@FFF)

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