FootballFootball : UEFA Women's Champions League

Women’s Champions League, Wendie Renard (Lyon) : « On veut laisser une trace »

Les scènes de liesse dans les travées du stade d’Anoeta, théâtre du septième titre européen de Lyon remporté ce dimanche soir, en dit long sur la mentalité des Lyonnaises, qui année après année, se reprogramment pour vaincre.

Les superlatifs ne manquent pas pour décrire la longévité effrayante de l’Olympique Lyonnais sur le toit de l’Europe. 5 titres à la suite, 7 titres en 9 ans, l’OL a déjà pris le large et ce depuis bien longtemps, au classement des clubs les plus titrés en C1 (Francfort compte 4 titres, les autres poursuivants Ümea, Wolfsbourg et Postdam seulement 2). Au club depuis 2006, l’emblématique défenseure Wendie Renard (qui culmine à 1,87m, soit 3 cm de plus que Robert Lewandowski), 116 buts avec l’OL et déjà pas moins de 30 titres soulevés, explique les ingrédients de la longévité rhodanienne :

« Je ne suis jamais rassasiée ! Vous pouvez compter sur moi pour être là l’année prochaine. On savoure car c’est dur de gagner cette coupe. On doit se battre chaque année pour ce trophée et il est beau. On le ramène à la maison et on va le savourer avec tout le monde. On veut laisser une trace. Il faut aller chercher la sixième pour battre le record maintenant qu’on l’a égalé (celui des cinq victoires consécutives en Ligue des champions établi, chez les hommes, par le Real Madrid dans les années 1950). »

Eugénie Le Sommer : « Il n’y a pas de lassitude »

A ses côtés, la première buteuse de la rencontre (3-1), Eugénie Le Sommer (269 buts en 311 matches avec Lyon depuis 2010), partage cette même sensation rageuse, de toujours vouloir repousser les limites de leur sport :

« C’est que du bonheur, on nous dit souvent « vous n’en n’avez pas marre de gagner ? » Non, on n’en a pas marre. Regardez notre joie encore aujourd’hui ! Il n’y a pas de lassitude, on a toujours envie de gagner et aujourd’hui, même si c’est la septième, la cinquième de suite, la joie est toujours là, même si elle est un peu différente. Et il y a toujours une saveur particulière quand on gagne la Ligue des champions. Au quotidien c’est du travail, c’est parfois difficile, ce sont des sacrifices, mais quand on est récompensées comme ça, on savoure juste. »

Une entame de match qui fait la différence

Lyon est au septième ciel. Imprenables, incoulabes, inattaquables sur le carré vert, les Fenottes font un peu plus perdurer la légende, déjà écrite à l’encre indélébile dans l’histoire du sport.

« On mérite notre victoire, scande Wendie Renard, même si en deuxième mi-temps ce n’était pas top. On a pris le jeu à notre compte en première mi-temps. Quand tu ouvres la marque, l’équipe adverse est obligée de se livrer et tu as plus d’espace. » C’est une certitude : la première clé pour battre la machine, c’est sans conteste de porter le premier coup dans la partie. Histoire de faire douter l’ogre lyonnais. Encore faut-il le faire. Car à l’OL, personne n’aime être maîtrisé. Après tout, elles n’y ont jamais vraiment goûté.


Photo à la Une : (@Wendie Renard/twitter)

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