BasketBasket : Coupe de France

Coupe de France féminine : Une finale et des inquiétudes

Ce vendredi, le LDLC ASVEL Féminin et les Tango Bourges Basket s’affrontent en finale de la Coupe de France à l’Accor Arena (Paris). Alors que plusieurs joueuses de chaque formation ont été détectées positives au coronavirus, l’inquiétude plane autour de la tenue de cette rencontre.

La finale de la Coupe de France est belle et bien maintenue, malgré plusieurs cas positifs au coronavirus dans chaque équipe. Après avoir consulté le Groupe Sanitaire Fédéral, la Fédération française de basket-ball a maintenu la tenue de cette rencontre, prévue ce vendredi soir 20h30 à l’Accor Arena. Certes, après six mois d’arrêt des compétitions, le public sera forcément heureux de voir du basket féminin. Les principales protagonistes ont également à cœur de retrouver les parquets. Mais dans cette situation sanitaire, les craintes sont palpables.

« On pensait que la finale serait annulée »

Ingrid Tanqueray (capitaine LDLC Asvel Féminin) :

« On a tous discuté ensemble. C’est vrai que ça n’est pas forcément une situation qui nous rassure. Après on s’est posé la question sur quels critères ils se basent pour maintenir un match comme ça. Après en tant que compétitrices, on a très envie d’être là. On veut disputer la finale dans de bonnes conditions. C’est très particulier, c’est un contexte délicat. On est quand même là mais mentalement avec tout ce qui se passe j’ai du mal à me dire que je suis à Bercy et que je vais disputer une finale de Coupe de France ».

Elodie Godin (capitaine Tango Bourges Basket) :

« Nous on pensait que la finale serait annulée. C’est maintenu, on est là. Maintenant je voudrais quelque chose d’un peu plus clair au niveau du protocole. On veut juste se sentir en sécurité. On est joueuses de basket, on aime notre sport. On fait ce sport pour jouer des finales, mais on veut jouer dans de bonnes conditions. Si on nous sort un protocole avec trois cas, tout le monde doit se retrouver isolé, on se dit que c’est pour une bonne raison. Sur le fait d’être ici, dans mon cas j’ai des parents à risque. Je devais les voir ce week-end, je ne les verrais pas. A l’heure actuelle, je ne sais pas si j’ai le Covid ou pas. Le dernier test date de lundi. De lundi à vendredi, il y a des jours qui se sont passés. On va devoir vivre avec, on le sait. Ce qui est sûr, c’est qu’on aimerait bien être plus rassuré ».

Des entraîneurs préoccupés

Les deux techniciens ont également réagi vis-à-vis de ce contexte sanitaire si particulier. Valery Demory et Olivier Lafargue se plient aux consignes de la Fédération. S’ils comprennent les inquiétudes de leurs protégées, ils souhaitent avant tout bien préparer cette finale et surtout, la gagner !

Valery Demory (coach LDLC Asvel Féminin) :

« Mon travail ça n’est pas de parler du protocole. Si on me dit vous jouez, je joue. Mon travail c’est de préparer l’équipe. Je comprends tout à fait que certaines de mes joueuses aient des craintes. Mais qui décide ? Je ne sais pas. J’ai essayé de préparer mon équipe au mieux, par rapport aux blessées… Ça me fait chier de ne pas retrouver le terrain, ça fait depuis le mois de mars que l’on n’a pas joué. La décision de maintenir la finale, ça n’est pas moi qui la prend; moi je subis ».

Olivier Lafargue (coach Tango Bourges Basket) :

« Le plus important, c’est le sentiment des joueuses. On peut faire des matchs sans arbitres, sans entraîneurs, mais on ne peut pas le faire sans les joueuses. Si jamais Elodie n’est pas totalement rassurée, je suis préoccupé par ça. Il faut surtout que l’on évite de se regarder les uns les autres. La bonne chose c’est d’espérer que le basket reprenne ses droits. Le retour au jeu est quelque chose d’extrêmement important pour tout le monde. Après pour le reste je suis entraîneur et je vais essayer d’aller entraîner, faire en sorte que mes joueuses jouent le mieux possible ».


Photo à la Une : (@Progrès /Maxime JEGAT)

Léo Labica

Léo Labica, fondateur du site aux côtés de Romain Boisaubert et Marvin Mathieu. Passionné de sport depuis ma tendre enfance, je nourris une grande appétence pour le sport féminin depuis une dizaine d'années. Le foot, le basket, le cyclisme ou le tennis.. autant de disciplines qui me font rêver. Passé par les rédactions de Vélo101 ou de Sport 365, j'ai pu vivre au plus près les événements sportifs. C'est désormais sur le sport féminin que je me concentre à maintenant vingt-quatre ans en créant "Le Sport au Féminin". Plus qu'une passion, un devoir !

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