FootballFootball : D1 Arkema

Rachel Corboz, un destin tout tracé

Née dans une famille de footballeurs avec notamment son père qui a été professionnel avec le Grenoble Foot 38, c’est tout naturellement que Rachel Corboz s’est tournée vers le monde du football. Un destin tout tracé pour la Franco-Américaine, qui s’est lancé à la conquête de la D1 Arkema l’an passé en rejoignant le Stade de Reims, après une expérience aboutie aux Etats-Unis. Portrait de notre Marraine.

Dans la famille Corboz je demande Rachel. Née en 1996 dans l’Alabama, au sein d’une famille mordue de ballon rond, c’est tout naturellement que la franco-américaine s’est tournée vers le football. « Mon père était un footballeur professionnel, il a notamment joué pour Grenoble. Mon frère et ma sœur se sont également lancés dans le monde du football. On a grandi avec ce sport, on regardait les matchs à la télé en famille, on jouait toujours ensemble et j’ai voulu faire comme eux. C’était une évidence pour moi de me tourner vers le football. »

Désormais pensionnaire du Stade de Reims en D1 Arkema, à l’instar de sa soeur Daphné (Fleury 91), la meneuse de jeu entretien une relation particulière avec sa frangine. « On a beaucoup joué ensemble, dans le championnat universitaire aux Etats-Unis puis en D1F à Fleury. Je n’ai jamais senti de concurrence avec elle, on se soutient mutuellement et on se tire vers le haut. Quand je l’affronte sur le terrain c’est un peu particulier car on a toujours eu l’habitude d’évoluer ensemble, mais c’est quand même un plaisir de jouer contre elle. Elle joue aussi au milieu de terrain donc on se croise beaucoup (rires). Je pense que nos parents sont fiers de nous. »

Une expérience aboutie aux Etats-Unis

Avant de faire le grand saut en Europe, Rachel Corboz a fait ses gammes aux Etats-Unis, au sein du championnat universitaire (Georgetown). Une expérience très enrichissante pour la Rémoise, qui a beaucoup appris en quatre ans là-bas. « C’est très différent de la France. J’étais à la fac pendant quatre ans et je jouais avec mon équipe universitaire. Toutes les joueuses font ce parcours. J’étais à Georgetown (Washington D.C) jusqu’à mes 22 ans puis j’ai signé en France et je suis passée professionnelle à ce moment là. Le championnat universitaire aux USA n’est pas professionnel, on obtient le statut de joueuse professionnelle à 22 ans, pas avant. Cela a été une expérience très enrichissante pour moi, le football là-bas est beaucoup plus athlétique et physique. J’ai beaucoup progressé dans ce domaine mais je reste une joueuse qui base son jeu sur la technique, dans ce sens la D1 Arkema me correspond plus. »

Une pure numéro 10

Si la Franco-Américaine a beaucoup progressé sur le plan athlétique aux USA, elle reste une joueuse qui base son jeu sur sa technique. Très à l’aise balle au pied et dotée d’une vision du jeu hors pair, elle sait d’où lui vient cette envie de jouer proprement et de faire toujours les bons choix. « J’ai toujours joué au milieu de terrain. Mon père a beaucoup insisté sur l’importance de la technique au football. J’ai grandi avec cet aspect là, de toujours vouloir être précise dans mes transmissions, d’organiser le jeu et de créer des décalages sur le terrain. Une joueuse qui m’a inspiré ? Oui, Dzsenifer Marozsan. C’est un peu mon idole, c’est une joueuse fantastique avec une superbe vision du jeu et une technique parfaite. Je pense que c’est la meilleure joueuse du monde à son poste et c’est toujours un plaisir de l’affronter. Marquer ou faire des passes décisives ? C’est difficile de répondre … je dirais les passes décisives. »

Rachel Corboz (Stade de Reims) au duel avec son idole Dzsenifer Maroszan (Olympique Lyonnais) (©OLFéminin)

Comme un poisson dans l’eau au Stade de Reims

C’est désormais à Reims que Rachel Corboz continue sa progression. Sous les ordres d’Amandine Miquel, réputée pour ses qualités de leader et sa faculté à faire progresser les jeunes joueuses, la joueuse de 24 ans se régale. « Je suis arrivée la saison dernière et j’ai été très bien accueillie ici, l’équipe est très unie, il y a un superbe esprit de groupe et tout le monde s’entend bien. C’est un aspect très important dans une équipe et ça nous a beaucoup aidé l’an passé. On ne lâche jamais rien et on a terminé huitième, c’est une belle performance. On veut faire encore mieux cette saison et je pense qu’on est bien partie pour le faire. Je me sens très bien et je sus très heureuse à Reims. »

La sélection nationale comme objectif ultime

Sans vouloir griller les étapes, la Franco-Américaine sait où elle veut aller. Si elle doit encore progresser pour pouvoir prétendre à la sélection nationale, la native de l’Alabama n’a qu’un seul mot en tête : travail. « Oui cela reste un objectif pour toutes les joueuses professionnelles de représenter son pays. J’ai la possibilité de jouer pour les Etats-Unis ou pour la France mais je suis loin de ça pour l’instant, j’ai encore beaucoup de travail à faire pour y arriver. «Step by step» comme on dit. »


Photo à la Une : (@StadedeReims)

Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

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