Judo

Judo : Des bassins de natation aux tatamis, portrait de Romane Dicko

Nouveau portrait de nos Marraines ce lundi avec la judokate Romane Dicko. A seulement 21 ans, la jeune pépite du judo français incarne l’avenir et semble avoir les armes pour atteindre les sommets. Portrait.

Arrivée par le plus grand des hasards dans le monde du judo, Romane Dicko n’a pas mis longtemps à se mettre en évidence et s’est rapidement imposée sur les tatamis. Son talent a très vite sauté aux yeux et ses résultats sur la scène nationale et européenne l’ont propulsé sous le feu des projecteurs, faisant d’elle l’une des plus grandes espoirs du judo français.

Au début de l’année 2020, la native de Clamart était en forme olympique avec ses deux titres au Grand Chelem de Tel Aviv puis au Grand Slam de Paris. Entre temps, la crise sanitaire est passée par là et a totalement perturbé le monde du sport. Les ambitions de la judokate sont quant à elles, restées intactes. Sûres de ses forces et déterminée à entrer dans l’histoire de son sport, Romane Dicko n’a qu’un seul mot en tête : une médaille olympique. Entretien exclusif.

Ses débuts dans le judo

J’ai commencé le judo assez tard par rapport aux autres judokates. C’était en 2012 après les Jeux Olympiques de Londres. Cela s’est vraiment fait par hasard .. Audrey Tcheuméo avait obtenu une médaille de bronze et ils diffusaient son portrait à la télévision. Nous regardions cela avec mon père, son histoire lui a plu et il m’a dit: « Tu vas faire du judo ! » J’avais déjà des amis qui le pratiquaient donc je me suis lancée dans ce sport.

A la base, je faisais de la natation, mais j’ai tout de suite accroché et j’ai vraiment adoré le fait d’avoir être un adversaire en face de moi. J’avais une très bonne condition physique donc j’ai vite remporté des compétitions et obtenu des résultats, cela m’a poussé à continuer. Tout est allé très vite ensuite, j’ai intégré le Pôle espoir en 2014 puis l’INSEP en 2016.

Mon arrivée là-bas a tout changé. Quand j’ai intégré l’INSEP j’étais championne d’Europe cadette. J’avais 17 ans et j’ai eu l’opportunité de m’entraîner avec de grandes championnes, ça m’a beaucoup aidé dans ma progression. Je fais également des études, je suis en Licence 2 de mathématiques. Ce n’est pas toujours facile de gérer le sport de haut niveau et les études mais parfois cela me fait du bien de sortir un peu des tatamis, de voir autre chose.

Son titre de championne d’Europe à Tel Aviv

C’est un excellent souvenir. J’étais encore très jeune à l’époque et c’était mes premiers championnats d’Europe. J’y suis allée sans objectif précis en tête et sans pression et au final je me suis imposée. C’est un de mes plus beaux souvenirs depuis le début de ma carrière. Mon plus beau souvenir reste le Grand Slam de Paris en 2020. Déjà car je revenais de deux saisons blanches suite à des blessures et aussi car c’est une compétition très relevée qui se rapproche des Jeux Olympiques. C’était la récompense de nombreux mois de travail où je n’ai rien lâché.

La crise sanitaire

C’est vrai que le monde du sport a beaucoup été impacté. En tant que sportives on a pris un coup au moral quand on a appris que les JO étaient décalés, même si c’était la décision la plus sage. On doit s’adapter à cela même si ce n’est pas toujours facile. Il a fallu continuer à s’entraîner, rester en forme etc ..

Les objectifs de la saison

Mon premier objectif est de récupérer mon titre de championne d’Europe. J’espère que les Jeux Olympique de Tokyo seront maintenus en 2021 et j’ambitionne de décrocher une médaille olympique. Je pense que j’en suis capable et je travaille tous les jours pour ça. Il ne faut pas se cacher, c’est mon objectif. C’est important de savoir où on veut aller. Il faut rester modeste mais croire en soi. Il faut se donner tous les moyens pour y arriver et viser les étoiles.

Clarisse Agbegnenou, un modèle à suivre ?

C’est sûr que c’est un modèle pour toutes les judokates françaises. S’entraîner sur le tatami avec elle est très motivant. En France quand on pratique le judo, on est constamment entouré de champions et de championnes. C’est quelque chose qui nous tire vers le haut et qui nous permet de progresser.


Photo à la Une : (@FFJudo)

Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

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