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D1 Arkema : Zoom sur Magou Doucouré, la pépite du Stade de Reims

Au Stade de Reims depuis 2017, Magou Doucouré a été titulaire lors des sept matchs de D1 Arkema cette saison et commence à s’installer en temps que titulaire indiscutable dans l’effectif d’Amandine Miquel. La jeune tricolore, qui a débuté le football en bas de chez elle en région parisienne, ne cesse de gravir les échelons au plus haut niveau. Portrait.

Originaire de la commune d’Argenteuil dans la région parisienne, Magou Doucouré, la latérale droite du Stade de Reims, gravit les échelons sans encombre depuis le début de sa carrière. Passée par les sections jeunes du PSG, l’INSEP puis le Paris FC (anciennement Juvisy), la jeune joueuse de 20 ans porte fièrement les couleurs du Stade de Reims depuis 2017. En Champagne, sous la houlette d’Amandine Miquel et au sein d’un club qui ne cesse de progresser, Magou Doucouré a tout connu. Le titre en D2F et la promotion dans l’élite, le maintien en D1 Arkema l’an passé .. Cette saison, elle a été titulaire à chacune des rencontres des Rémoises en championnat. Portrait de la pépite du Stade de Reims.

Quand avez-vous débuté le football ?

J’ai commencé le football assez tard, à l’âge de 11 ans dans le club de ma ville natale à Argenteuil, en région parisienne. A la maison, tout le monde faisait du football donc j’ai baigné dans cet environnement. Petite, je jouais au foot en bas de chez moi sans objectifs réels, c’était juste un plaisir. Mon père a décidé de m’inscrire dans le club de la ville pour éviter que je reste en bas de la maison après l’école (rires). Il voulait que je sois bien encadrée et que j’intègre une vraie structure.

J’ai débuté avec les U15 féminines et j’ai ensuite basculé avec les garçons en U13. C’est là que j’ai eu l’opportunité de rejoindre le Paris Saint-Germain en U16. J’ai du faire un choix car je pouvais intégrer l’INSEP et le PSG n’acceptait pas le fait que je sois à l’INSEP en semaine et au club les week-end. Mon choix a été rapide et j’ai rejoint l’INSEP, par rapport aux infrastructures, au double projet qui me convenait etc .. Tout s’est enchaîné par la suite, j’ai rejoint le Paris FC (ancien Juvisy FC) pendant deux saisons puis Amandine Miquel, l’entraîneure du Stade de Reims m’a contacté en 2017 pour rejoindre le club.

Avez-vous toujours été défenseure ?

Non, j’ai débuté en tant qu’attaquante avec les filles, avec les garçons ça m’arrivait de jouer sur les côtés, mais toujours en attaque. Une fois arrivée à l’INSEP, mon entraîneur s’est rendu compte que j’étais beaucoup plus à l’aise face au jeu et il m’a repositionné en tant que latérale droite. C’est mon poste de prédilection.

Comment vous-sentez vous à Reims ?

J’y suis depuis 2017 et c’est comme si c’était mon club de toujours. J’ai mes repères ici, avec la ville, le staff, les joueuses etc .. Il y a un noyau dur qui reste depuis quelques saisons et un groupe s’est crée. C’est un club très familial mais aussi ambitieux. Quand j’ai signé on était en D2, c’était déjà un grand pas pour moi car je n’avais que 16 ans. Aujourd’hui le club est en D1 Arkema. Comme prévu. Les ambitions du club sont très cohérentes avec les résultats des dernières saisons.

Quel bilan tirez-vous après sept journées ?

Le début de saison est assez satisfaisant. On accorde beaucoup d’importance au contenu, on essaie de poser notre jeu peu importe l’adversaire. Quand on arrive à tout mettre en place on peut poser des problèmes à beaucoup d’équipes. Le bilan comptable après sept journées est bon surtout qu’on a joué toutes les grosses écuries du championnat. On a aussi un état d’esprit de guerrières que notre entraîneure nous inculque au quotidien. Ca fait partie de notre identité, on est réputé pour être une équipe qui ne lâche rien et il faut continuer sur cette voie.

Sur le plan personnel j’ai été beaucoup titulaire et c’est très positif. La coach me fait confiance et je dois lui rendre en faisant de bonnes performances sur le terrain. Je dois me montrer un peu plus et continuer à travailler sur les qualités nécessaires des latérales modernes (centres, dédoublements etc ..). Le poste de latéral est mon poste de prédilection, je pense que j’ai les qualités pour ce poste notamment avec ma vitesse. C’est là que je me sens le mieux.

Quel est votre regard sur la défaite face au Paris FC lors de la dernière journée ?

Je suis d’accord avec les mots de la coach sur le fait qu’on a manqué notre match au Paris FC. D’un point de vue footbalistique c’était un non match. C’est passé maintenant, on doit apprendre de nos erreurs pour éviter que ça se reproduise et repartir au travail pour rebondir rapidement.

Une saison particulière avec le Covid-19 ..

Il n’y a rien de plus important que la santé. Le club a tout mis en oeuvre pour éviter de nous mettre en danger et préserver notre santé. Je pense que grâce à cela, on arrive quand même à rester concentré sur notre football. On fait le maximum pour apporter du plaisir aux supporters qui ne peuvent malheureusement plus venir aux matchs. C’est un contexte très particulier, la saison a été stoppée nette l’année dernière et je pense que ça a été une leçon de vie pour tout le monde. Aujourd’hui, ça nous fait chaud au coeur de pouvoir continuer à jouer et à exercer notre métier, c’est une belle reconnaissance pour nous.

Ca a été un immense soulagement de voir que la saison allait pouvoir continuer. La longue coupure et le premier confinement ont eu beaucoup d’impacts négatifs. Personnellement j’ai traversé une période très difficile. Je me suis rendue compte à quel point le football était important pour moi.

L’équipe de France est-elle dans un coin de votre tête ?

Bien sûr ! Ca reste un objectif personnel, ce serait l’aboutissement de mes sacrifices. Je travaille tous les jours en club, je donne le maximum pour être performante chaque week-end pour pouvoir prétendre à l’équipe nationale. La concurrence est très rude mais cela reste un objectif. Je vais tout faire pour l’atteindre.


Photo à la Une : (@Christian Lantenois / L’Union)

Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

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