Cyclisme

Audrey Cordon-Ragot (Trek-Segafredo) : « J’ai encore trop d’ambitions au haut niveau »

Invitée lundi soir chez Bistrot Vélo (Eurosport), Audrey Cordon-Ragot a évoqué son titre de championne de France, remporté en août à Grand-Champ. Elle revient également sur la situation du cyclisme féminin français et sur un possible changement d’équipe.

Audrey Cordon-Ragot était devenue championne de France, en août, après avoir décroché la première place à Grand-Champ (Bretagne). Elle rajoutait alors ce premier titre national en course en ligne à son palmarès, déjà fort de quatre titres de championne de France du contre-la-montre, de 2015 à 2018. Même après plusieurs mois, elle s’émeut encore de cette victoire. « Ce que j’ai vécu ce jour-là restera gravé à vie. Ce qui m’a le plus touché, c’est de voir tout le monde pleurer autour de moi, du journaliste qui n’arrivait pas à m’interviewer parce qu’il pleurait, à David Lappartient, président de l’UCI et ami de longue date, qui pleurait également. […] Ce n’est pas pour me jeter des fleurs mais j’ai rarement vu une telle émotion autour d’un podium. »

Plus de reconnaissance pour le cyclisme féminin en France

La cycliste de 31 ans fait actuellement partie de l’équipe américaine Trek-Segafredo. La formation dispose d’une véritable mixité : hommes et femmes partagent des entrainements, ils sont logés au même endroit lors des compétitions. « J’espère que ça verra le jour en France bientôt », admet la coureuse française. Selon elle, le cyclisme féminin français est encore trop oublié. Il faudrait pouvoir lui apporter plus de reconnaissance et de moyens, si les équipes souhaitent un jour « détrôner les Néerlandaises ».

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« Trop d’ambitions au haut niveau »

Celle qui sera au départ du premier Paris-Roubaix féminin, a annoncé avoir été approchée par Arkéa Pro Cycling Team, pour 2021. Malgré son envie de revenir en France, elle explique avoir « trop d’ambitions au haut niveau » et a donc besoin d’une structure expérimentée, cadrée, sui dispose d’importants moyens financiers. L’équipe française a vu le jour seulement cette année 2020. Elle a donc « de très belles années devant elle mais n’est pas encore assez structurée. […] Ce n’est pas dit que ce ne soit pas le cas dans deux ans », estime Audrey Cordon-Ragot. La bretonne a prolongé son contrat jusqu’en 2022 avec son équipe actuelle.


Photo à la Une (@CordonRagot/OuestFrance)

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