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Jessy Trémoulière : « Je suis consciente d’être plus proche de la fin que du début »

Sacrée joueuse de la décennie ce lundi, Jessy Trémoulière revient sur ce trophée décerné lors des World Rugby Awards et évoque le futur, avec beaucoup de sérénité.

Depuis ses débuts, où les matchs n’étaient pas encore diffusés sur les chaînes, « mis à part parfois celui face aux Anglaises car c’était véritablement le seul qui était attendu », à son titre de joueuse de la décennie, Jessy Trémoulière aborde les grands moments de sa carrière.

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La joueuse tricolore commence le rugby à 16 ans pour s’amuser. Avec le temps, elle se prend au jeu et gravi les échelons. Elle admet que sa carrière n’a pas toujours été simple. « Il y a eu des moments difficiles, des contres performances, des blessures. Il faut dès lors retrouver ton rugby et le plaisir. C’est beaucoup de boulot, de remise en question et de discussion. »

Ce trophée, remporté ce lundi 7 décembre aux World Rugby Awards, elle le dédit au XV de France, car pour elle, le collectif passe avant. Les entraînements se font en équipe, les joueuses se donnent des conseils, alors des matchs, elles se battent ensemble. Il est donc « normal de parler du groupe dans [les] premiers mots. »

« Je n’ai pas à rougir de ma carrière »

L’arrière des Bleues explique que le titre n’est pas l’aboutissement de sa carrière. Elle espère pouvoir rester sur le terrain encore quelques années. « Après, je suis consciente d’être plus proche de la fin que du début. Mais je pense que si demain je raccroche les crampons je n’ai pas à rougir de ma carrière. […] Avec le recul, depuis ma première sélection, je me dis simplement que c’est extraordinaire ce que j’ai accompli avec une bande de copines sur le terrain. J’ai progressé partout où j’ai joué en club et en sélection et j’ai appris auprès de chacun de mes entraîneurs. »

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La rugbywoman espère, grâce à ce statut de joueuse de la décennie, que de plus en plus de jeunes filles prendront une licence, que la discipline gagne en reconnaissance et en médiatisation mais aussi que le rugby français montre son potentiel. Enfin.


Photo à la Une : (@FFR)

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