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FFF – Football féminin : Quel bilan pour Noël Le Graët ?

Candidat à sa propre réélection au sein de la direction de la FFF, Noël Le Graët s’est attelé, au cours de ses derniers mandats, à démocratiser le football féminin. Une tâche ardue qui doit encore perdurer dans le temps.

En 2011, il annonçait vouloir « donner un élan décisif à la féminisation du football « . Un plan sur quatre ans, focalisé sur différentes mesures. L’augmentation du nombre de femmes dans toutes les fonctions du football (arbitrage, éducation…), celui du nombre de licenciées, une médiatisation nationale et une valorisation du championnat pour faire des joueuses des professionnelles à part entière. Dix années plus tard, les choses ont évolué dans le football féminin français. Mais un long chemin reste à parcourir.

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L’aide économique apportée aux clubs

Pour faire avancer le football féminin, la FFF a distribué des subventions aux clubs afin d’ouvrir des sections féminines. Ainsi, avant 2019, une enveloppe de 15 millions d’euros a servi à créer des infrastructures adaptées.

Le président de la FFF a donc contribué, entre 2011 et 2015, à l’extension et la création de terrains, mais aussi au développement de postes administratifs, sociaux ou éducateurs. L’aide économique a également été utilisée pour l’achat de bus de déplacements pour les équipes féminines, notamment dans les clubs amateurs.

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L’impact mitigé de la Coupe du monde 2019

L’organisation de la Coupe du monde 2019 en France avait pour but de renforcer l’exposition du football féminin, mais aussi d’encrer la discipline à travers tout le territoire, et de gagner en licenciées. L’événement de l’été 2019 a été un succè puisque l »après Coupe du monde a entrainé une hausse des inscriptions dans les clubs féminins. En mars 2020, le chiffre symbolique des 200 000 licenciées a été franchi. Un objectif que le président de la FFF s’était fixé neuf années auparavant.

En revanche, si de plus en plus de jeunes filles font leur entrée dans des clubs de football, l’affluence dans les stades n’a pas réellement changé. Pendant la Coupe du monde, plus de 20 000 personnes se rendaient aux matchs, mais force est de constater que les matchs de D1 Arkema ne sont pas autant plébiscités. Avant la crise sanitaire, seulement une poignée de 1000 personnes se rendaient aux rencontres. Un chiffre qui vient tempérer les retombées post Coupe du monde. Et qui est à analyser aussi en fonction des stades et du niveau des clubs de l’élite notamment.

Un bilan positif, mais truffé de problématiques à résoudre

Noël Le Graët a fait beaucoup pour le football féminin, mais des zones d’ombre viennent entacher son bilan. Malgré des campagnes promotionnelles visant à promouvoir la discipline, des inégalités économiques et médiatiques subsistent.

Beaucoup de clubs, même en première division, restent sur des contrats de semi-professionnalisation pour leurs joueuses, comme c’est par exemple le cas du Paris FC. La professionnalisation reste encore à être développée à grande échelle. D’autant plus que l’olympique Lyonnais a surfé sept années sur l’Europe en l’espace de dix ans.

Les matchs de D1 Arkema sont diffusés sur Canal pour 1,2 million d’euros jusqu’en 2022. Depuis l’été 2020, le football féminin perçoit 6 millions d’euros de revenus de droits TV en plus, issus de ceux récoltés par le football masculin. Une possible réélection de Noël Le Graët à la tête de la fédération pourrait être bénéfique à la lente avancée du football féminin en France. Affaire à suivre donc, dans les prochains mois.


Photo à la Une : (@equipedefrance)

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