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Tennis : ce que l’on sait sur l’Open d’Australie

Coronavirus, report, quarantaines, ras le bol des joueuses… L’organisation de l’Open d’Australie n’est toujours pas au point. A 10 jours de son lancement, des polémiques continuent à alimenter l’avant compétition. Retour sur ce que nous savons sur le maintien du premier Grand Chelem de l’année 2021.

Le tournoi peut-il être de nouveau reporté ?

Originellement prévu à la mi-janvier, l’Open d’Australie a été décalé à début février en raison de la pandémie. L’Australie étant épargnée par une nouvelle vague de Coronavirus, le tournoi aura bien lieu du 8 au 21 février. Des précautions nécessaires pour limiter des contagions entre les participants ont été prises. De plus, reporter encore une fois le tournoi reviendrait à modifier le calendrier WTA et ATP. Et engendrerait des coûts importants. Notamment dans le remboursement du public, qui sera présent à 50% par rapport à une édition normale. Certains étaient déjà attendues lors de l’exhibition d’Adélaïde ce vendredi 29 janvier.

Pour l’instant, donc, sans cas de force majeure – et d’une contamination générale des sportifs au virus – le tournoi ne devrait pas connaître de report.

Quelles seront les joueuses présentes ?

Au programme du Grand Chelem, sept Françaises répondront présent. Cela sera notamment le cas de Clara Burel et de Chloé Paquet mais pas que. Fiona Ferro, Kristina Mladenovic, Alizé Cornet, Caroline Garcia et Océane Dodin seront aussi de la partie.

Côté joueuses internationales, Naomi Osaka, Ashleigh Barty et Bianca Andreescu seront sous les feux des projecteurs. Sofia Kenin, finaliste de Roland Garros évoluera également sur les terrains de Melbourne. La légende Serena Williams sera de la partie, tout comme Victoria Azarenka. Un beau tableau en perspective.

Sous quelles conditions les joueuses sont-elles rentrées sur le territoire australien ?

L’Australie impose à tout résident extérieur au pays une quarantaine. Les joueuses ont été dirigées vers deux « bulles ». L’une à Melbourne, l’autre à Adélaïde. En raison d’une exhibition organisée avec les Top 3 mondiaux, Naomi Osaka, Ashleigh Barty et Simona Halep ont dû se confiner à Adélaïde. Mais Ashleigh Barty, résidente Australienne, a choisi d’arriver à Melbourne. Elle a été remplacée par Serena Williams. Le reste des participantes sont confinées à Melbourne. Toutes dans des hôtels, avec cinq heures de sortie autorisées par jour. Les joueuses comme les joueurs ont dû subir 14 jours de quarantaine obligatoire.

Comment vivent-elles leur quarantaine obligatoire ?

Les autorités ont dévoilé que 9 cas de Covid-19 étaient à signaler au sein des bulles de quarantaine. Parmi les joueuses touchées, on retrouve l’Espagnole Paula Badosa, testée positive une semaine après son entrée en Australie. A 10 jours du début du tournoi, seuls 7 sportifs demeurent en quarantaine stricte. Les autres peuvent bouger un peu.

Mais les conditions de quarantaine ont été compliquées à gérer pour les joueuses. Les chambres d’hôtel sont petites. La quarantaine peut en agacer certains s’ils n’ont pas été testé positifs au virus. Alizé Cornet s’est même exprimée à ce sujet sur son compte Twitter mais a rapidement fait l’objet de vives réactions des Australiens. Elle a donc supprimé son tweet critiquant les conditions sur place et s’est excusée publiquement par la suite.

Les polémiques autour des traitements de faveur

A cause de la bulle accordée aux top 3 mondiaux, plusieurs joueurs et joueuses ont fait savoir leur mécontentement. Traitement de faveur ou juste principe de sécurité ? Il se trouve que les trois mondiales féminines ont le droit à une salle de gymnastique en plus des cinq heures autorisées.

Plusieurs athlètes ont pris la parole pour s’opposer à cette mise en place. Notamment chez les joueurs, qui dénoncent une concurrence déloyale. Après ne pas avoir pu toucher une raquette pendant deux semaines, certains sportifs risquent d’être désavantagés pendant le tournoi.


Photo à la Une (@AustralianOpen)

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