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Pierre Ménès doit-il être licencié après ses propos scandaleux ?

Depuis quelques jours maintenant, Pierre Ménès est au cœur d’une énorme polémique. Le chroniqueur numéro un du « Canal Football Club » était présent sur le plateau de TPMP ce lundi soir afin de se défendre, lui qui est notamment accusé de misogynie.

« Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste ». Toute cette polémique est partie du documentaire réalisé et porté par l’ancienne de Canal+, Marie Portolano. Dans son documentaire, la journaliste passée par le Canal Football Club fait intervenir plusieurs hommes, dont Pierre Ménès. Elle lui rappelle alors une émission du CFC où le chroniqueur a trouvé drôle de lui soulever la jupe devant tout le monde. Lui fait mine de ne pas s’en souvenir.

Pierre Ménès protégé par Canal+ ?

C’est donc ce dimanche à 18h05 que le documentaire de Marie Portolano a été diffusé sur les antennes de Canal+. Premier problème, on n’y retrouve pas la séquence de Pierre Ménès. Toutes les scènes comportant des hommes ont en effet été coupées au montage. Il n’en fallait pas plus pour que la polémique prenne et enfle rapidement. Canal est alors accusé de toutes parts de censure. Il semblerait donc de prime abord que la chaîne cryptée ait décidé de protéger son chroniqueur phare. Canal s’est d’ailleurs défendu en invoquant le fait que le documentaire était porté par des femmes, seule la voix des femmes comptait alors. Recevable ?

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« Je regrette profondément »

Ce lundi soir, l’émission « Touche pas à mon poste » a donné l’occasion au journaliste de Canal de s’expliquer. Dans un premier temps, les équipes de Cyril Hanouna ont diffusé la séquence manquante du documentaire « Je ne suis pas une salope ». Dans cette séquence impliquant Pierre Ménès, Marie Portolano revient sur l’épisode où le journaliste lui a soulevé sa jupe devant tout le monde. « Est-ce que tu le referais aujourd’hui ? », lui demande alors Marie Portolano.  « Oh oui », répond Pierre Ménès non sans un certain aplomb. « Il faut aussi prendre les gens comme ils sont. J’ai été embauché parce que je suis un personnage, je ne joue pas un personnage. »

Suite à la diffusion de cette séquence, le chroniqueur de Canal a enfin pu s’expliquer. « J’ai dit une seule conneriec’est de dire que je le referais« , s’est-il exprimé. « Lorsque Marie m’assène cette histoire de jupe, je suis estomaqué. Maintenant je sais pourquoi. Les faits remontent au 28 août 2016, ça a été la dernière émission avant que je tombe malade et que je disparaisse des écrans. Je pense que je n’étais pas dans mon état normal. ».

Enfin, Pierre Ménès est également revenu sur un autre épisode le concernant. En 2011, le journaliste avait tenté d’embrasser sa collègue Isabelle Moreau. « Aujourd’hui je comprends que ça fasse polémique. À l’époque, ça n’avait pas fait polémique ; tout le plateau était hilare, le public avait applaudi… », s’est-il justifié. Pourtant, en fin d’interview, Pierre Ménès a semblé touché par les critiques s’abattant sur lui, avant de se fendre en excuses. « On ne me reprendra plus jamais à faire des choses comme ça. Je regrette profondément. »

Plusieurs femmes touchées

Comme à leur habitude, les internautes, notamment sur Twitter, sont partis en investigation. C’est alors que plusieurs vidéos impliquant Pierre Ménès sont ressorties. On le voit notamment lors d’une émission de « Touche pas à mon sport » sur C8 où le natif de Paris embrasse de force la chroniqueuse Francesca Antoniotti. L’intéressée s’est d’ailleurs exprimée à ce propos sur le plateau de Cyril Hanouna : « Sur le moment, je ne l’ai pas vécu comme une agression sexuelle. Je l’ai vécu comme une humiliation » , a-t-elle expliqué.

Par le prisme de Marlène Schiappa, le Gouvernement a également réagi à ces images : « Les images avec Pierre Ménès qui embrasse une journaliste, je les trouve très choquantes, profondément choquantes, a répondu la ministre. Je l’ai dit à plusieurs reprises, dans plusieurs émissions, pour d’autres faits. Il y a des phénomènes qui sont graves, qu’on ne doit pas banaliser » 


Photo à la Une : @Abaca

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