AthlétismeSur la route de Tokyo

En route pour Tokyo : Qui représentera l’athlétisme féminin français aux JO ?

Le Sport au Féminin fait le point sur les Françaises qualifiées et sélectionnables pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Sport par sport, tour d’horizon des athlètes qui tenteront de décrocher une médaille du 23 juillet au 8 août prochain.

Au sortir d’une saison semée d’embûche, la lumière brille enfin au bout du tunnel pour de nombreux athlètes français. Les Jeux, et tout ce que cela importe, approchent à grand pas. Pour certains d’entre eux, les minimas sont déjà réalisés. D’autres bénéficient du classement mondial pour se permettre à rêver de participer aux Jeux. On fait le point sur celles qui auront la chance, vraisemblablement, de faire partie de l’équipe de France d’athlétisme.

Mélina Robert-Michon, la longévité à toute épreuve

Il y a quatre ans, à Rio, les Bleus avaient ramené six médailles des pistes brésiliennes. Chez les femmes, seule Mélina Robert-Michon avait décroché un métal, l’argent sur le concours du lancer de disque. Seize ans après ses premiers jeux à Sydney, l’Iséroise s’était emparée de sa première médaille aux JO, grâce à un jet de 66,73m, battant ainsi le record de France. A maintenant 41 ans, la vice championne du monde et olympique reste dans la forme de sa vie. Championne de France pour la 34ème fois à Salon-de-Provence en février dernier, MRM sera l’une des fers de lance de l’équipe de France pour la Coupe d’Europe des lancers les 8 et 9 mai à Split, en Croatie.

Dans une interview accordée à Sans Filtre et publiée le 2 mars dernier, Mélina Robert-Michon livrait un témoignage poignant sur sa longévité. « Je ne crois pas à la chance dans tout ce que je fais et dans la vie en général. La chance se provoque en ayant une bonne hygiène de vie et en étant passionné par ce qu’on fait. Je n’ai pas de recettes miracles pour performer à plus de 40 ans. Je suis bien entourée, avec des entraîneurs qui savent ce qu’ils font et qui m’ont permis de progresser sans que j’y laisse mon intégrité. »

Alexandra Tavernier, le joyau du marteau tricolore

Vice championne d’Europe du lancer de marteau, Alexandra Tavernier vient tout juste de remporter pour la sixième fois les championnats de France. Mieux, elle se l’est adjugée avec un nouveau record de France (75,38m) à Salon-de-Provence le 21 février, battant son précédent de quinze centimètres. En 2016, à seulement 23 ans et au sortir d’une belle année 2015 couronnée par une médaille de bronze aux Mondiaux de Doha, Alexandra Tavernier avait terminé 11ème du concours final. Ses récents jets au-delà des 75 mètres, en septembre à Kladno en République tchèque ou lors des championnats de France lui donnent d’ailleurs des motifs d’espoirs pour ces Jeux qu’elle désigne volontiers comme « atypiques ». Pour le Dico du Sport, l’Annécienne de naissance a évoqué ce concours olympique et sa soif de médaille.

« On ne peut pas dire qu’une médaille olympique, quelle que soit la couleur, soit une déception. Après, si, évidemment, je fais deuxième ou troisième et que j’ai la même performance qu’une autre athlète, notamment parce que j’ai fait un deuxième jet moins bon, il peut y avoir un peu de frustration. Mais on ne peut pas être dégouté d’une médaille olympique. A moins que l’on s’appelle Usain Bolt ou Renaud Lavillenie et qu’on finit deuxième ou, également, qu’on soit largement au-dessus du lot et que ce soit une grosse déception, ce qui n’est pas mon cas (rires). Une médaille olympique, c’est toujours bon à prendre, quelle que soit la couleur. »

Solène Ndama grande absente

L’équipe de France devra se passer de Solène Ndama pour les prochains JO. L’athlète de Bordeaux Athlé a subi une rupture des ligaments croisés lors de la deuxième épreuve des Championnats de France en salle de Miramas. Une blessure synonyme de fin de saison pour la jeune athlète de 22 ans qui ne verra pas Tokyo.

Il faudra se réjouir de la présence de deux équipes de relais côté féminin, avec le 4×100 et le 4×400 qui se sont respectivement qualifiées les 5 juillet et 5 août 2019. A la perche, Ninon Guillon-Romarin a réalisé les minimas en septembre 2019 avec un saut à 4,70m. Reste à savoir si elle sera en forme et sélectionnée par le CNOSF puisqu’elle vient d’accoucher de son premier enfant et n’a pas pris part à la compétition depuis 2019. Mais pour autant, NGR n’a pas enlevé de sa tête son rêve olympique. « Ce double projet un peu fou : être une athlète et une maman à temps plein, c’est possible expliquait-t-elle sur son compte Instagram. Pendant ces 8 mois et demi j’ai continué à m’entraîner en adaptant les séances à chaque étape (je n’ai évidemment pas sauté) […] Je peux vous dire que cette période entre parenthèses me donne encore plus envie de retrouver la piste. J’aime ce que je fais et je ne suis pas prête d’arrêter. »

Enfin, côté triple saut et saut en longueur, Yanis Esmeralda David a également réalisé les minimas avec des sauts à 6,84m et à 14,3 m. Lors de sa dernière sortie aux Mondiaux de Doha le 5 octobre 2019, la Guadeloupéenne avait manqué de peu de rejoindre la finale du saut en longueur. Longtemps bloquée à 6,46 m, elle a mordu d’un rien son dernier qui lui aurait pourtant permis de participer au dernier concours.


Photo à la Une : (@DR)

Léo Labica

Léo Labica, fondateur du site aux côtés de Romain Boisaubert et Marvin Mathieu. Passionné de sport depuis ma tendre enfance, je nourris une grande appétence pour le sport féminin depuis une dizaine d'années. Le foot, le basket, le cyclisme ou le tennis.. autant de disciplines qui me font rêver. Passé par les rédactions de Vélo101 ou de Sport 365, j'ai pu vivre au plus près les événements sportifs. C'est désormais sur le sport féminin que je me concentre à maintenant vingt-quatre ans en créant "Le Sport au Féminin". Plus qu'une passion, un devoir !

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