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Diandra Tchatchouang (BLMA) : « Je n’ai pas oublié d’où je viens »

Ce samedi, c’est une première échéance qui attend le BLMA de Diandra Tchatchouang. En effet, les Héraultaises vont affronter les Flammes Carolo en finale de Coupe de France. Une rencontre à laquelle participera Diandra Tchatchouang, pierre angulaire du BLMA cette saison. Ses ambitions sportives mais aussi extra-sportives, l’internationale tricolore s’est confiée pour Le Sport au Féminin.

Quatrième, c’est à cette place plus qu’honorable que le BLMA devrait terminer sa saison. Si les Montpelliéraines sont menées par des joueuses offensives très talentueuses, Julie Allemand en tête, Diandra Tchatchouang n’est pas non plus étrangère à la bonne saison du BLMA.

Malgré quelques petits pépins au genou, la native de la Courneuve a été l’une des grandes actrices de la belle année des Gazelles. En plus d’être une sportive aguerrie, l’internationale française œuvre également beaucoup au travers de nombreuses associations dont elle est à l’initiative. Une sportive très engagée donc, surtout auprès des jeunes athlètes.

Comment jugez-vous la saison du BLMA ?

Collectivement parlant, je dirais que la saison se passe plutôt très bien. Comme tout le monde, nous avons eu des débuts difficile, notamment à cause de la Covid-19. L’équipe a notamment été touchée par quelques cas. Mais à partir de janvier, c’est une nouvelle saison qui a commencé pour nous. Aujourd’hui, nous sommes quatrièmes et nous avons de belles échéances qui arrivent. Je pense notamment à la finale de la Coupe de France. Une saison réussie passera donc forcément par une victoire contre les Flammes ce samedi, car une finale, ça ne se joue pas. Ça se gagne ! Concernant les play-offs, il n’y a pas de limites à s’imposer. Cette saison, nous avons réussi à battre les meilleures équipes. Nous sommes donc très ambitieuses.

Au fil du temps, nous avons réussi à créer un collectif.

Vous viserez encore plus haut la saison prochaine ?

Pour le moment, nous restons focalisés sur la saison en cours. C’est vrai que cette année, nous avons deux joueuses dans le cinq majeur. C’est une belle récompense. Nous avons des individualités très fortes, mais le plus important, c’est qu’au fil du temps, nous avons réussi à créer un collectif. Cela reste difficile de se projeter sur la saison prochaine car l’effectif change d’une année sur l’autre. Cette année, il ne devrait pas bouger énormément. Mais nous avons quand-même des joueuses majeures qui devraient partir et notre coach aussi. Non, la saison prochaine sera quelque chose de complètement nouveau, c’est aussi à nous de nous adapter pour faire de notre mieux.

En dehors du basket, vous êtes plutôt engagée. Quelles sont les actions que vous menez ?

Dans un premier temps, j’ai créée il y a quatre ans un évènement qui s’appelle « Take your shot ». Le but est de sensibiliser des jeunes filles, de onze à quinze ans, à la pratique du sport et notamment du basket. C’est une journée par an qui réunit une centaine de jeunes filles, surtout de Seine Saint Denis. J’essaie d’ouvrir le projet au plus grand nombre maintenant. Il y a bien sûr un volet sportif, puisqu’aujourd’hui, dans certains foyers, le manque de moyens peut être un frein à la pratique du sport. Le but est déjà d’aider ces familles. Mais il y a aussi un volet éducatif. Chaque année, il y a des invitées qui mettent en avant leur parcours. Cela peut être des sportives mais aussi des chanteuses, des stars de la mode…

Certaines fois, je me dis qu’au lieu de traîner, j’aurais du faire mes devoirs, combler mes lacunes.

A côté de ça, j’ai également mon association « Study Hall ». C’est une association qui s’occupe de soutien scolaire auprès des jeunes athlètes de la Courneuve. Je suis passée par là plus jeune. Certaines fois, je me dis qu’au lieu de traîner, j’aurais du faire mes devoirs, combler mes lacunes. Je n’oublie pas d’où je viens, du coup j’ai envie d’être un relais, d’aider les autres. Je suis partie très tôt en sport-étude, j’ai été éloignée de certaines réalités. En revanche, je n’oublie pas que cette réalité est le quotidien de certaines personnes.

Vous avez récemment été sélectionnée pour la préparation à l’Euro 2021. Quelles sont les ambitions des Bleues pour les échéances à venir ?

Déjà, bien évidemment, je le rappelle à chaque fois, c’est un honneur d’être sélectionnée et de pouvoir représenter mon pays. Parfois, on peut avoir l’impression que c’est acquis. Ça ne l’est jamais. A chaque fois, c’est une véritable fierté de porter ce maillot bleu. Concernant l’Euro, les ambitions sont claires. Ce qu’on veut, c’est aller chercher cette médaille d’or qui nous échappe depuis quelques années déjà. De mon côté, ma philosophie est de faire les choses par étape. Nous allons prendre les rencontres les unes après les autres. Mais les ambitions sont là.

Il y a aussi les Jeux Olympiques…

(Sourire) C’est un véritable rêve pour moi ! J’avais manqué de peu les précédents car je m’étais blessée juste avant. C’était une réelle déception. Comme pour l’Euro, l’ambition est d’être tout en haut. Mais comme je disais, on va prendre les matchs les uns après les autres. Ce n’est pas en claquant des doigts que nous arriverons en finale. Enfin, Paris 2024 est un rêve aussi, bien évidemment. Jouer devant son public, on ne peut pas imaginer mieux. Toutefois, j’ai du mal à me projeter aussi loin. C’est compliqué de savoir si je serais sur le terrain ou en dehors. On verra.


Photo à la Une : (@Hervé Bellenger)

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