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Floride : Les femmes transgenres ne pourront plus participer à des compétitions sportives scolaires

Le gouverneur républicain de Floride a signé, ce mardi, une loi synonyme de coup de frein à la cause transgenre. Celle-ci vise à interdire aux jeunes femmes transgenres de participer à des compétitions sportives féminines dans les établissements du secondaire et des collèges publics. Une décision qui survient en plein mois de la « Gay Pride » alors que les drapeaux multicolores LGBTQ flottent dans les plus grandes villes du monde.

« En Floride, les filles vont pratiquer des sports de filles et les garçons des sports de garçons » Ron DeSantis, le gouverneur de Floride, a clamé cette phrase en début de semaine. Une sortie que l’on croirait tout droit venue des années 20. Quoi qu’il en soit, à compter du 1 juillet, les enfants devront indiquer leur sexe biologique inscrit sur leur acte de naissance. Condition Sine qua non pour s’inscrire dans une compétition qui aura lieu dans le cadre scolaire.

Une mesure qui vise à « préserver l’intégrité des compétitions » rajoute encore DeSantis. La nouvelle loi est plus que jamais contestée. Plusieurs organisations, dont l’association de défense des personnes LGBTQ The Humain Right Campaign promettent d’envoyer le décret devant les tribunaux. Le président Biden avait pourtant annoncé, lors de son investiture, son intention de « prévenir et de combattre les discriminations liées à l’identité ou l’orientation sexuelle ». La Floride est, sur ce point, le dernier Etat en date à prendre une mesure restrictive. Rappelons tout de même que ces lois ne sont pas les seules dans leurs genres, l’Arkansas et 6 Etats conservateurs ont signé un décret qui vise à interdire l’accès au sport en fonction du genre des sportives. Au début du mois d’avril, l’Etat de l’Arkansas est même allé encore plus loin dans « ses croisades discriminatives contre les personnes transgenres », selon l’Association des droits civiques. Il a interdit l’accès à un suivi et une transition médicale pour les mineurs ne se reconnaissant pas dans leurs genres de naissance.

L’haltérophilie, première discipline concernée

Il est évident, les mœurs peinent encore à évoluer et régressent même dans les Etats conservateurs, et ce partout dans le monde. A ce titre, nous pouvons noter la qualification aux JO de Tokyo de l’athlète transgenre Laurel Hubbard. A 43 ans, elle pourra, grâce à la validation du CIO participer à l’épreuve féminine d’haltérophilie. Pour se faire, la néo-zélandaise devra tout de même remplir une condition imposée par les autorités, faire chuter son taux de testostérones pendant les 12 mois précédant la compétition. Une décision remise en question pour ses adversaires, notamment par la Belge Anna Van Bellinghen, qui demande la création d’une catégorie à part dans les sports de force comme l’haltérophilie.

Le flou autour de la question de la manière d’intégrer les personnes transgenres dans les compétitions sportives, est tel qu’il provoque, certes, le malaise chez certains, mais surtout l’incompréhension de tous. La faute sans doute à la complexité que demande la définition du cadre juridique clair pour la participation des athlètes transgenres dans le cadre sportif.


Photo à la Une : (@GettyImages)

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