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« Ça s’est passé un 6 juillet » : 2013, l’apogée de Marion Bartoli

Il arrive parfois que certaines dates marquent plus que d’autres. Que certains moments soient gravés dans la mémoire plus que d’autres. Et celui-ci est ancré dans l’histoire du sport français. C’était un 6 juillet 2013. C’était il y a huit ans jour pour jour. Le jour où Marion Bartoli a remporté le premier Grand Chelem de sa carrière en s’imposant à Wimbledon.

La troisième Française de l’histoire. Après Suzanne Lenglen et Amélie Mauresmo, c’est au tour de Marion Bartoli de soulever le Venus Rosewater Dish au milieu du Center Court devant une foule en délire. Six ans après avoir perdu la finale ici même, à Wimbledon, son jour de gloire est enfin arrivé. À 28 ans, elle est à l’apogée de sa carrière.

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Un parcours magistral

Après un début de saison compliqué et un Roland-Garros raté (éliminée au troisième tour par Francesca Schiavone), Marion Bartoli aborde Wimbledon plus déterminée que jamais. Tête de série numéro 15, elle cultive l’espoir d’aller le plus loin possible dans la compétition. Espoir rendu accessible grâce aux nombreuses éliminations des principales têtes de série dans le tableau où elle figure. Après sa finale perdue en 2007 face à Venus Wiliams, elle ne veut pas laisser passer sa chance. Elle parvient à éliminer Elina Svitolina, Christina McHale, Camila Giorgi, Karin Knapp, Sloane Stephens et Kirsten Flipkens en demi-finale, et le tout, sans perdre le moindre set. Arrive le moment fatidique, le moment où tout peut basculer d’un côté, ou de l’autre. Mais Marion Bartoli connaît ses forces. Elle entre sur le court central, déterminée à marquer l’histoire du tennis français.

La victoire d’une vie

Sur sa surface de prédilection, Marion Bartoli vole, flotte au dessus du gazon. Son adversaire du jour, l’Allemande Sabine Lisicki a beaucoup de mal à contenir les assauts de la Française, sans doute submergée par l’émotion d’un tel événement. La 24ème mondiale est dépassée et se retrouve rapidement la tête sous l’eau. Pourtant menée un jeu à zéro, Marion Bartoli va vite se reprendre et remporter six jeux de suite. 6-1. Fin du premier set.

Dans le deuxième set, elle mène 5-1, mais l’Allemande, enfin libérée de la pression, se relâche et revient à 5-4 en sauvant trois balles de match. Mais cette fois-ci, plus question de subir une nouvelle défaite pour la Française. Celle de 2007 est restée quelque part dans un coin de sa tête. Impossible de revivre la même fin six ans plus tard. Dernier jeu, Bartoli est au service. 40-0, balle de match. Elle lève le bras, frappe la balle, qui rebondit sans que Lisicki ne la renvoie. Ace. 6-1 / 6-4. Fin du match.

La Française s’écroule sur les genoux, les mains sur la tête comme si elle n’en revenait pas. Oui, elle a bien gagné le premier Grand Chelem de sa carrière et est entrée dans le panthéon du tennis français. Un large sourire envahit son visage. Elle est émue et fière d’avoir accompli un tel exploit. C’était le 6 juillet 2013 et c’était une belle journée d’été.

Marion Bartoli face à Sabine Lisicki en finale de Wimbeldon en 2013.

Photo à la Une : (@Wimbledon)

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